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La politique économique de l’Estonie

16.09.2011

L’économie estonienne est ouverte et stable. Elle se caractérise par sa capacité d’adaptation et d’innovation. Le commerce extérieur connaît des conditions favorables de développement grâce à l’égalité des chances qui est garantie à l’activité des entreprises et au capital indépendamment de leur origine.

Les gouvernements estoniens successifs sont restés attachés aux principes à l’origine de la réussite économique du pays : un budget national équilibré, une législation libérale en matière de commerce et d’investissements ainsi que l’adoption de l’euro le 1er janvier 2011.

De plus, l’Estonie est devenue le 9 décembre 2010 le 34e membre de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Une économie durable

La politique économique vise principalement l’amélioration du niveau de vie de la population estonienne. Les conditions pour atteindre cet objectif sont la stabilité économique et une structure économique compétitive.

La croissance économique et la compétitivité sont rendues possibles par la stabilité de l’environnement macroéconomique dont l’un des éléments principaux est une politique budgétaire conservatrice. Grâce à la mise en œuvre d’une telle politique, l’Estonie a pu maintenir sa dette publique à un niveau faible.

Une économie ouverte

En 1992, l’ouverture économique de l’Estonie nouvellement indépendante était illustrée par l’absence de droits de douane sur tous les produits importés, y compris les produits agricoles. La situation a changé en 2000, au moment où des droits de douane ont été introduits pour certains produits agricoles. Depuis le 1er mai 2004, en tant que membre de l’Union européenne, l’Estonie applique la politique commerciale commune de l’Union : cela veut dire que les dispositions contenues dans les accords commerciaux entre l’Union Européenne et les pays tiers s’appliquent également à l’Estonie.

Depuis le milieu des années 1990, les pays membres de l’Union européenne sont pour l’Estonie des partenaires commerciaux de toute première importance. En 2010, la part de l’Union européenne dans les exportations totales de l’Estonie est restée identique aux années précédentes et a représenté 68,5 %, soit 33% de plus qu’en 2009. La part de l’Union européenne dans les importations de l’Estonie est montée à 79,7 % en 2010, soit 26 % de plus qu’en 2009.

En 2010, l’Estonie a exporté vers les pays de l’Union européenne principalement des machines-outils, du bois et des produits en bois, du métal et des produits métalliques, ainsi que des produits agricoles et alimentaires. En matière d’importation, les postes principaux sont également les machines-outils ainsi que les produits agricoles et alimentaires, les produits minéraux, le métal et les produits métalliques.

En matière de services, les principaux partenaires commerciaux de l’Estonie en 2010 sont également les pays de l’Union européenne, qui ont représenté 70,7 % des exportations et 80,3 % des importations.

Selon les données de la Banque nationale d’Estonie, les investissements étrangers directs en Estonie s’élevaient au 31 décembre 2010 à 12,3 milliards d’euros dont 87 % en provenance des pays de l’Union européenne.

Le volume des investissements directs par habitant place l’Estonie en tête des pays d’Europe centrale et orientale.

Les investissements estoniens vers l’étranger représentaient un total de 4,5 milliards d’euros, dont 85,5 % en direction des pays de l’Union européenne.

La réglementation en vigueur dans l’Union européenne a été complétée par des conventions visant à éviter la double imposition avec une série de pays. Le code commercial estonien traite à égalité les investisseurs estoniens et étrangers. De plus, des accords de protection des investissements ont été passés avec plusieurs pays.

Une économie intégrée

L’Estonie a adhéré à la zone euro le 1er janvier 2011 et sa monnaie est l’euro. En 2010, l’Estonie a rempli avec succès tous les critères de Maastricht requis pour adhérer à la zone euro. Elle est devenue le 17e pays et le premier État balte à adhérer à l’Union monétaire.

Le système monétaire estonien reposait dans les années 1992-2010 sur l’utilisation d’une caisse d’émission. La couronne estonienne avait un taux de change fixe ancré tout d’abord au deutschemark puis à l’euro. En adhérant à l’Union européenne le 1er mai 2004, l’Estonie est également devenue membre de l’Union économique et monétaire européenne, dans le cadre de laquelle elle a adopté l’euro le 1er janvier 2011. Le passage à l’euro peut être considéré comme une évolution naturelle de l’Estonie vers une intégration toujours plus étroite à l’espace économique européen. L’euro contribue à la pérennité de l’intégration économique, augmente la crédibilité de l’Estonie aux yeux des investisseurs et lui permet de faire davantage entendre sa voix dans l’élaboration de la politique économique de l’Union européenne.  

De plus, le passage à l’euro facilite les voyages et réduit les frais de change pour les particuliers comme pour les entreprises.

Une économie stable

Depuis 1994, l’Estonie applique l’impôt proportionnel sur le revenu. Au 1er janvier 2008, le taux de l’impôt sur les revenus est passé à 21 %. La principale caractéristique de l’impôt sur le revenu des personnes morales est que les bénéfices sont taxés non pas à la source, mais au moment de leur répartition. C’est la raison pour laquelle les bénéfices réinvestis ne sont pas taxés.

La TVA est de 20 % et le système de taxe sur la valeur ajoutée est conforme aux règles de l’Union européenne. Les employeurs paient également des charges sociales qui s’élèvent à 33% des revenus.

Faculté d’adaptation

Le modèle économique libéral, un bon environnement législatif et la modération fiscale sont les principaux facteurs contribuant à la croissance économique de l’Estonie. De 2000 à 2007, le PIB de l’Estonie a augmenté de 6,9-10,6 % par an. En conséquence de la crise économique et financière globale, l’économie a baissé de 5,1 % en 2008 et de 13,9 % en 2009 suite à la contraction de la demande intérieure et de la réduction des exportations. Depuis le deuxième trimestre 2010, la croissance de l’économie estonienne en glissement annuel a repris et le rythme de croissance a atteint 6,7% au quatrième semestre. Sur toute l’année 2010, le PIB a augmenté de 3,1%. D’après les prévisions du ministère de Finances, la croissance économique sera de 3,6% en 2011 et de 4% en 2012.

Plus d’innovation et de connexions

Quoi qu’il en soit, l’Estonie a prouvé qu’elle pouvait être un chaînon concurrentiel et fiable dans le domaine du transit terrestre et maritime dans l’aire baltique : elle a des liens étroits de transport et de télécommunication avec tous les pays de la région. La bonne diffusion des connexions ADLS offertes par toutes les sociétés de télécommunications, la possibilité de payer les parkings à l’aide du téléphone portable, l’utilisation des cartes d’identité en tant que ticket d’autobus, la déclaration d’impôt en ligne et bien d’autres solutions électroniques sont autant de preuves qui témoignent de la réceptivité de la société estonienne à l’égard des nouvelles technologies. Les bonnes conditions de transport et la qualité des liens de télécommunications donnent aux entrepreneurs des possibilités pratiquement idéales pour opérer à partir de l’Estonie dans toute la région.

Des possibilités égales pour le capital étranger et estonien

La politique économique de l’Estonie repose depuis des années sur le principe constitutionnel d’après lequel il convient de traiter de manière identique tous les entrepreneurs et les investisseurs, indépendamment de leur origine, et ce à tous les niveaux – procédures administratives, politiques fiscales, etc. Cette démarche a produit entre autres les résultats suivants.

Le rapport « Doing Business 2011 » de la Banque mondiale, qui évalue la situation des entreprises du monde entier, a placé l’Estonie en 17e position sur 181 pays et régions. Selon cet indice, qui évalue à partir de différents indicateurs la réglementation des entreprises, les pays de l’Union européenne ayant accédé à une meilleure position que l’Estonie sont le Royaume-Uni (5e), le Danemark (6e), l’Irlande (9e), la Finlande (13e) et la Suède (14e).

D’après l’indice de compétitivité du forum économique mondial (World Economic Forum Global Competetiveness Index 2010-2011), l’Estonie était 33e sur 139 pays. Le calcul de cet indice prend en compte les données statistiques ainsi que les enquêtes d’opinion des leaders menées tous les ans en collaboration avec le Forum économique mondial, avec les principaux instituts de recherche économique et les organisations économiques. Les trois pays les plus compétitifs du monde sont, d’après cet indice, la Suisse, la Suède et Singapour.

D’après l’indice de liberté économique du Wall Street Journal et de la Heritage Foundation, (Index of Economic Freedom 2011), l’Estonie est 14e sur 183 pays. L’économie de l’Estonie est donc une des plus libres du monde.

Transparency International place en 2010 l’Estonie à la 26e place sur 178 pays pour la corruption. L’Estonie occupe la 15e place parmi les pays de l’Union européenne.

Grâce à un impôt sur le revenu à taux unique, à une politique budgétaire conservatrice, à une exonération de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis et à une ouverture aux solutions innovantes, l’Estonie est devenue un des pays d’Europe centrale et orientale qui connaît la plus grande réussite et le développement le plus rapide et qui est le plus favorable aux entreprises.

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